Avec Flesh & Wire, Running With Scissors revendique un retour aux racines de l’horreur psychologique de Postal – une filiation qui suffit à faire de ce projet un spin-off, au moins dans l’esprit.
Flesh & Wire se présente comme un FPS qui choisit de replonger dans la face la plus sombre de l’univers Postal, celle d’une horreur psychologique plus frontale, plus dérangeante, moins portée sur la satire. Le joueur incarne Angel, décrite comme une victime malchanceuse happée d’un coup par une conspiration et un délire sanglant, alors qu’elle cherche des réponses et une vengeance contre le tireur qui a bouleversé sa vie pour toujours.
Le jeu promet une violence assumée, mais pas seulement à coups d’armes classiques. Aux côtés des armes conventionnelles et des explosifs, l’arsenal inclut des outils improvisés et des dispositifs d’origine plus douteuse, jusqu’à des artefacts surnaturels dont les pouvoirs « surréalistes » sont présentés comme un moyen d’accélérer le carnage. Dans cette logique, Angel doit faire face à l’assaut de forces militaires mortelles et d’agents de l’ombre, tout en se frottant à des fanatiques mystérieux vivant aux marges de la civilisation – sans oublier l’appel inquiet de créatures encore plus terribles venues d’au-delà.
La progression s’appuie sur un nettoyage méthodique de zones successives: des rues familières de notre « chez-nous » jusqu’aux limites de la ville, puis au-delà, vers des vallées désertées et des montagnes couvertes de neige. Le tout est traversé par des visions grotesques où souvenirs et monstres se confondent, dans un monde tordu qu’une voix, tapie au fond de l’esprit, baptise Dreamscape. L’idée est claire: la réalité se fissure, et ce qui reste ressemble davantage à une géographie de la peur qu’à un simple décor.
Pour garder une trace de ce qui se découvre au fil de la descente, Flesh & Wire mise aussi sur un Journal, présenté comme une base de connaissances qui s’épaissit au fur et à mesure: nouvelles armes, créatures étranges, et autres éléments qui font monter la température du cauchemar. Le joueur est également encouragé à traquer des messages secrets et des enregistrements cachés, afin de reconstituer, pièce par pièce, la vérité derrière la folie. Et le projet martèle son intention: revenir aux racines sombres et « primordiales » de Postal. La terre a faim.
Vince Desi, fondateur de Running With Scissors, l’explique dans un communiqué: “Flesh & Wire est une idée dont nous parlons depuis longtemps, en interne comme avec notre communauté. Avec Postal, nous avons exploré la satire et notre propre sens de l’humour au fil de la série. Aujourd’hui, avec Flesh & Wire, nous revenons à nos racines sombres d’horreur psychologique – un autre genre dans lequel nous avons été des pionniers.”
Flesh & Wire est annoncé pour 2027 sur PlayStation 5 et PC.
Source : Gematsu








