LG UltraGear 27GX790A – 480 Hz et OLED, la claque… avec une ombre au tableau

TEST TECH – Le LG UltraGear 27GX790A coche toutes les cases qui font saliver sur une fiche technique: définition QHD, dalle OLED au contraste violent, et un taux de rafraîchissement délirant de 480 Hz. Mais le vrai verdict ne se joue pas sur le papier, il se joue au quotidien. J’ai donc regardé ce qui compte vraiment sur un moniteur premium: rendu des couleurs, netteté en mouvement, ergonomie, OSD, connectique et éclairage RGB – puis la question qui tranche tout: est-ce que les performances et les fonctionnalités justifient le prix?

 

Dès l’ouverture, l’ensemble inspire confiance. Le moniteur arrive très bien protégé, calé dans une boîte dense, avec beaucoup de mousse, comme si l’emballage avait été conçu pour encaisser un transport brutal. Dans le carton, on trouve l’essentiel sans mauvaise surprise: câble d’alimentation et bloc secteur, câble USB uplink, HDMI, DisplayPort, et la documentation. Rien de superflu, mais tout ce qu’on attend à ce niveau.

La première surprise physique, c’est le pied: il est lourd, et c’est une bonne nouvelle. Avec des patins antidérapants sérieux, le moniteur paraît littéralement ancré sur le bureau, très résistant aux chocs et aux glissements accidentels. La base hexagonale est aussi un choix intelligent, parce qu’elle ne vient pas dévorer l’espace de travail comme certains anciens pieds de la marque. Je préfère toujours un bras, mais si je devais vivre avec le support d’origine, celui-ci ne serait pas une punition.

Le châssis est fin sur les côtés et en haut, avec des bordures discrètes, mais le dos affiche une bosse marquée qui regroupe ports et RGB. Cette finesse rend l’installation sur le pied un peu délicate, car il y a peu de surface sûre pour saisir sans risquer une trace sur la dalle. Une fois en place, l’amplitude de réglage est confortable. Inclinaison et descente restent fermes et maîtrisées, la montée se fait sans effort inutile. Détail utile: une fente de gestion des câbles est intégrée au pied, et reste visuellement cachée tant que l’on ne pousse pas la hauteur à l’extrême.

 

 

OSD, RGB et connectique – efficace, familier, pas “boîte de nuit”

 

LG conserve son OSD piloté au joystick, et c’est précisément le genre de continuité qui fait gagner du temps. On clique pour valider, on navigue naturellement dans les menus. Le menu rapide donne accès à l’arrêt, au choix de l’entrée, aux réglages, à quelques préréglages jeu (Gamer 1/2, FPS, RTS) et à la sortie, avec davantage d’options en profondeur. OSD masqué, gauche/droite règle le volume casque – il n’y a pas de haut-parleurs intégrés – tandis qu’avant/arrière active ou désactive les bips d’accessibilité. Les réglages d’image classiques sont là, mais la question clé reste la qualité intrinsèque de la dalle.

L’éclairage RGB est placé sur la partie arrière hexagonale et diffuse une lumière derrière l’écran. Pas de pipette de couleur avec valeurs RGB précises, mais un choix suffisant via des couleurs statiques préconfigurées ou un mode de cycle. C’est un éclairage d’ambiance propre, pas un système pensé pour les obsessionnels du tuning.

La connectique comprend l’alimentation, deux HDMI, un DisplayPort, deux entrées USB pour périphériques, et une sortie USB jouant le rôle de hub. On trouve aussi une prise jack 3,5 mm, discrète mais placée de façon à créer une petite “queue” quand un casque est branché, ce qui modifie légèrement le profil. Ce n’est pas idéal sur la durée, mais le comportement est intelligent: un message s’affiche pour rappeler que l’usage du micro nécessite une liaison USB avec le PC, ce qui confirme la gestion du passthrough micro.

 

 

Noirs OLED et 480 Hz – le moment où tu comprends immédiatement

 

Au premier allumage, l’avantage de l’OLED saute aux yeux. Les noirs sont réellement noirs: au démarrage, la majeure partie de l’écran est un vide pur, avec le logo LG éclatant au centre. À côté d’un autre écran éteint mais qui renvoie un peu de lumière ambiante, l’OLED peut paraître plus sombre que l’affichage “inactif” d’un panneau classique. C’est cette base de contraste qui porte toute l’expérience.

En 27 pouces, le QHD est net et confortable, et à 480 Hz, il devient un compromis très cohérent. Le 4K serait plus fin, mais viser une telle définition à ce niveau de rafraîchissement exigerait une configuration PC franchement extrême. Ici, l’image reste propre et précise, et la dalle annonce un large gamut (98,5% DCI-P3) ainsi qu’un temps de réponse GtG de 0,03 ms, ce qui colle à l’objectif: minimiser flou et traînées dans l’action.

Le HDR peut paraître tiède au début, et ce n’est pas rare que Windows en soit le responsable plus que l’écran. Avec des jeux bien gérés en HDR ou via des appareils qui exploitent correctement la chaîne HDR, le rendu change nettement: couleurs vives et lumineuses sans excès artificiel, surtout face à ces noirs abyssaux. Autre point rassurant: l’uniformité. Pas de zones chaudes, pas d’ombres, pas d’incohérences sur les bords et les coins – et sur une dalle OLED, c’est exactement ce que l’on veut constater.

En jeu, l’ensemble se montre ultra réactif, sans latence perceptible ni flou gênant, y compris lorsque le rafraîchissement varie. Le test UFO illustre parfaitement l’intérêt du 480 Hz: face à un écran 240 Hz plus classique, la netteté en mouvement apparaît immédiatement supérieure, surtout si l’on est sensible aux artefacts.

 

 

Adaptive Sync – la fonctionnalité qui se transforme en ennemi

 

Le vrai problème, c’est le scintillement avec l’Adaptive Sync. LG le mentionne dans l’OSD avec un avertissement indiquant qu’un flickering peut survenir dans certains environnements de jeu, mais l’explication reste vague. Dans les faits, l’activation de n’importe quel mode Adaptive Sync a provoqué un scintillement gênant, indépendamment du jeu ou des réglages. Le résultat est brutal: pour retrouver une image stable, il faut désactiver l’Adaptive Sync, ce qui revient à couper un avantage majeur du VRR à ce niveau de gamme.

À cela s’ajoute un incident isolé mais notable: l’écran s’est retrouvé totalement brouillé et figé, et seule une coupure complète de l’alimentation a permis de revenir à la normale. Débrancher et rebrancher le câble d’affichage n’a pas suffi. Même si cela ne s’est produit qu’une fois, sur un produit premium, ce genre de frayeur mérite d’être signalé.

Au final, le LG UltraGear 27GX790A tient ses promesses sur l’essentiel: contraste OLED impressionnant, couleurs riches, et une vitesse à 480 Hz qui rend la netteté en mouvement difficile à battre. La fabrication est solide, l’ergonomie généreuse, et les détails comme la gestion des câbles montrent un vrai soin. Mais le flickering en VRR peut pousser certains joueurs à désactiver l’Adaptive Sync, et à ce prix, ce n’est pas un “petit défaut”.

-Gergely Herpai “BadSector”-

Pro :

+ Contraste OLED spectaculaire, noirs profonds et couleurs vives, propres et très flatteuses
+ Rafraîchissement 480 Hz et netteté en mouvement de très haut niveau pour le jeu compétitif
+ Construction solide, réglages ergonomiques amples, hub USB et détails pratiques (gestion des câbles)

Contre :

– Scintillement possible et parfois persistant avec l’Adaptive Sync, pouvant obliger à désactiver le VRR
– Personnalisation RGB limitée à des presets, sans réglage fin par valeurs
– À un tarif premium, même une anomalie de stabilité ponctuelle laisse une mauvaise impression

LG UltraGear 27GX790A

Design - 7.8
Qualité d’image (jeu) - 8.3
Qualité d’image (bureautique) - 8.4
Connectique/matériel - 7.6
Rapport qualité/prix - 8

8

EXCELLENT

Le LG UltraGear 27GX790A est une machine de guerre OLED, et à 480 Hz la netteté en mouvement frôle l’indécent. Le problème, c’est que le flickering avec l’Adaptive Sync peut ruiner l’intérêt du VRR, au point de forcer la désactivation pour rester confortable. Si tu acceptes de vivre sans VRR, c’est une option redoutable - sinon, mieux vaut regarder des alternatives plus stables sur ce point.

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BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines – including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)

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