ACTUALITÉS CINÉMA – Russell Crowe estime que “17 minutes” retirées au montage ont saboté le film coûteux de Ridley Scott. Sans qu’on lui demande, l’acteur de Gladiator a expliqué sur les réseaux sociaux pourquoi sa version de Robin des Bois n’a jamais vraiment trouvé son public.
Quand on évoque les director’s cuts, on pense souvent à Zack Snyder et à la campagne de fans qui a poussé à la sortie de sa version de Justice League. Mais il est loin d’être le seul à avoir vu une œuvre transformée au montage. Même des figures comme Ridley Scott ont déjà subi le coup de ciseaux, parfois pour un résultat contesté. Russell Crowe affirme aujourd’hui que c’est précisément ce qui est arrivé à Robin des Bois (2010) – et, selon lui, alors même que la version cinéma n’a pas été amputée de façon gigantesque.
Beaucoup avaient vu dans le film une sorte de cousin spirituel de Gladiator, tant la réunion de la star néo-zélandaise et du cinéaste britannique rappelait leur précédent succès. Sorti en 2010, le long métrage a encaissé environ 322 millions de dollars dans le monde – un score honorable, mais pas vraiment suffisant au regard d’un budget qui frôlait les 200 millions, d’où une impression de demi-réussite. Côté critiques, l’accueil a été tiède: autour de 43% sur Rotten Tomatoes, avec des reproches récurrents sur un ton jugé trop sombre et déprimant.
« Ces minutes ajoutent au film une couche supplémentaire de clarté, d’humour et de profondeur émotionnelle. »
Certains spectateurs ont aussi pointé une durée jugée excessive – 140 minutes générique compris -, mais pour Crowe, ce n’est pas là que se situe le problème. Il soutient au contraire que la sortie en salles a retiré 17 minutes décisives: « La version longue est le film que nous pensions tous être en train de voir. Sauf que 17 minutes ont été retirées pour la version cinéma. Une minute, c’est beaucoup de temps à l’écran. Imaginez n’importe lequel de vos films préférés si on lui retirait 17 minutes de son matériau émotionnel le plus profond… » écrit-il, en invitant le public à se tourner vers l’édition étendue. Ce n’est pas la première fois qu’il en parle, et il insiste sur l’idée que ces scènes « ajoutent au film une couche supplémentaire de clarté, d’humour et de profondeur émotionnelle. »
La star de Man of Steel – également associée au reboot à venir de Highlander – est revenue sur le sujet il y a quelques jours sur X, en rappelant que le film devait être l’ouverture d’un plan plus large: « C’était l’idée. Que cela soit raconté en trois parties. Quand j’ai commencé à creuser Robin des Bois, j’ai trouvé l’histoire et ses racines, liées à la mythologie du “Green Man”, profondément intéressantes. La légende de Robin a duré des centaines d’années, comment? »
Reste la vraie question: la version longue de Robin des Bois est-elle nettement supérieure à la version cinéma? J’en doute sérieusement. Elle risque surtout d’amplifier les défauts déjà relevés à l’époque, tandis que ceux qui apprécient le film y trouveront davantage de raisons de l’aimer. Quoi qu’il en soit, côté streaming, l’option la plus simple aujourd’hui reste la version cinéma sur SkyShowtime. La version longue n’est pas vraiment disponible sur les plateformes, mais elle peut s’acheter.
Et maintenant, que devient Robin des Bois à l’écran?
Au passage, une nouvelle série inspirée de cette figure légendaire a été lancée sur MGM+ il y a quelques mois. Je n’ai pas encore eu le temps de la voir, mais elle s’en sort correctement sur des plateformes comme IMDb et peut compter sur une distribution solide. Et cette année doit aussi arriver The Death of Robin Hood, avec Hugh Jackman en tête d’affiche.
Source: 3DJuegos



