ACTUALITÉS CINÉMA – À quelques semaines de Scream 7, le masque de Ghostface se retrouve au centre d’un bras de fer juridique. Un studio d’effets spéciaux de Los Angeles menace de poursuivre, et les producteurs tentent de verrouiller le dossier avant l’escalade. Dans cette histoire, la lame la plus tranchante, c’est la procédure.
Alors que le septième volet de la franchise slasher Scream arrive plus tard ce mois-ci, tous les regards se fixent sur le célèbre masque de Ghostface. Alterian Ghost Factory, studio d’effets spéciaux basé à Los Angeles, spécialisé dans la conception et la fabrication d’animatroniques et de maquillages prothétiques, brandit la menace d’une action en contrefaçon contre Spyglass et Paramount Pictures avant la sortie de Scream 7 prévue le 27 février. D’après The Hollywood Reporter, les producteurs des films, Spyglass et Paramount Pictures, ont déposé vendredi une plainte devant un tribunal fédéral en Californie et demandent une décision qui empêcherait Alterian d’assigner, tout en confirmant qu’ils sont en terrain juridique solide. En réalité, le design de Ghostface dans la franchise Scream viendrait de la découverte du masque par un producteur dans une maison du nord de la Californie repérée comme lieu de tournage. L’équipe de production l’a ensuite licencié auprès de Fun World, une société de costumes qui le fabrique et le vend depuis le début des années 1990. Dans sa version des faits, Alterian affirme que Fun World n’avait aucun droit de concéder cette licence, puisque Alterian aurait créé en premier le design sous-jacent.
En rappelant que le masque a été licencié pour chacun des volets de cette franchise vieille de plusieurs décennies, la plainte des sociétés de production affirme:
“Alterian a délibérément laissé dormir pendant trente ans ses prétendus droits sur le masque emblématique ‘Ghostface’ utilisé tout au long de la franchise Scream.”
Paramount soutient en outre que le différend de fond oppose Fun World à Alterian et que, si Alterian avait connaissance d’un problème de droits de licence chez Fun World, le studio d’effets a, en n’agissant pas, renoncé à toute revendication possible de propriété sur Ghostface. La plainte renvoie aussi à une affaire de 2020 concluant que Tony Gardner, fondateur et PDG d’Alterian, est forclos, puisqu’il connaissait les licences de Fun World dès 1996 et, au plus tard, en 2003. Dans un e-mail, l’avocat d’Alterian, Brian Wheeler, a indiqué que l’entreprise comptait toujours poursuivre, en ajoutant: “Nous déposerons notre plainte plus tard dans la journée, elle se suffit à elle-même.”
Alors que Scream 7 s’apprête à accélérer sa campagne de promotion, cette bataille juridique tombe au plus mauvais moment. Du point de vue des défendeurs, le calendrier paraît même un brin suspect. Comme le formule la plainte:
“Alterian n’a jamais établi juridiquement qu’il détenait les droits sur le masque de Ghostface, et ne pourra pas davantage le démontrer dans cette procédure, et tenter de perturber la sortie d’un film achevé quelques semaines avant sa sortie – le septième volet d’une franchise qu’Alterian a regardée grandir en silence pendant trois décennies – constitue une tentative scandaleuse d’extorsion.”
Forrás: MovieWeb



