Comme Cairn n’est ni un AAA ni un jeu en service (live service), les développeurs célèbrent un résultat particulièrement respectable.
Cairn est sorti la semaine dernière et a récolté des critiques dithyrambiques. Il a visiblement trouvé son public, puisque l’équipe célèbre un cap majeur moins d’une semaine après le lancement. Sur Bluesky, The Game Bakers s’amuse à poser la question : serait-ce le retour de l’âge d’or touristique de Kami ? Le studio ne pourrait pas être plus heureux d’avoir accueilli 200 000 grimpeurs sur la montagne le temps d’un week-end. Une performance impressionnante, qui dit beaucoup de l’adhésion des joueurs à ce nouveau simulateur d’escalade.
Dans les premières 24 heures, 100 000 exemplaires se sont écoulés. The Game Bakers remercie d’avoir rejoint l’ascension et dit espérer que l’on sente la passion injectée dans la montagne. Le pic historique de joueurs simultanés sur Steam est un peu moins spectaculaire (15 000 joueurs), mais il reste excellent, surtout pour un titre qui n’est ni un mastodonte multijoueur ni un live service.
Avec ses ascensions dangereuses et ses réserves de pitons limitées, Cairn peut paraître cruel, mais l’effort ne rend que plus précieuse la conquête du sommet de Kami, si l’on parvient à l’atteindre. Aussi rude que cela puisse sembler, The Game Bakers a construit ce réalisme avec une rigueur assumée, afin que la plupart des joueurs aient le sentiment d’être au bord du gouffre avant que le soulagement n’arrive, au tout dernier moment. Mais le jeu ne cherche pas uniquement à nous punir.
Cairn propose une fonction de rembobinage, qui permet d’annuler des erreurs fatales commises sur la paroi. On peut ainsi apprendre de ses faux pas en cours de route, ou simplement tester plusieurs itinéraires si l’on a envie d’expérimenter. Et si l’on préfère apprécier la douleur et revivre les difficultés, il est toujours possible de revoir son ascension via l’affichage de l’itinéraire, qui montre où l’on a vaincu des obstacles qui semblaient impossibles – ou où l’on a oublié de s’agripper à la roche.
La preuve, au passage, que la demande pour les jeux indépendants est bien réelle.
Source : PCGamer, Bsky, Bsky, SteamDB



