Le soulslike où la magie est l’ennemie et Merlin la cible

Oubliez l’idée de compter sur des builds de sorcellerie pour traverser ce Soulslike sans difficulté. La stratégie légendaire que beaucoup utilisaient dans Demon’s Souls ou Elden Ring devient ici la principale menace du jeu, car dans The Bearer & The Last Flame, le grand méchant n’est autre que Merlin lui-même.

 

Pour que vous finissiez par haïr la magie, la plupart des boss de zone seront ses serviteurs. D’autres créatures, comme des hydres, apparaîtront aussi, mais les mages resteront les antagonistes majeurs. Il vous faudra donc de la patience, une vraie maîtrise des parades et des esquives, ainsi qu’un calcul précis de chaque attaque pour venir à bout de The Bearer & The Last Flame. Il n’existe aucun raccourci.

The Bearer & The Last Flame est un Soulslike qui évite les structures ouvertes ou semi-ouvertes héritées de Elden Ring ou de Code Vein II, et qui s’éloigne aussi de l’héritage élégant et nerveux de Bloodborne si bien capté par Lies of P. À la place, il préfère revenir aux origines du genre et prendre Demon’s Souls comme référence principale, notamment en intégrant les nouveautés et modifications introduites par Bluepoint. “Ma référence principale, même pour le doublage, c’est la version Bluepoint de Demon’s Souls.” “Cela m’a permis d’écarter des éléments qui ne me convainquaient pas, comme la lourdeur du jeu original (…).”

“Je pense qu’Elden Ring vous permet d’aller trop vite à cheval.” “Selon moi, un bon défi consiste à passer d’un feu de camp à un autre et à arriver sans mourir, et le monde ouvert d’Elden Ring tue en partie cette essence,” explique Javi, lead developer et designer chez Dark Ripper Studio et auteur de The Bearer & The Last Flame. “J’ai aussi donné plus de structure au lore (…).” “Chaque fois que vous terminez un niveau, le narrateur apparaît et explique ce qui s’est passé.” Donc, si la direction prise par From Software dans ses dernières productions ne vous plaît pas, gardez un œil sur ce jeu.

Javier a structuré son jeu vidéo un peu comme Demon’s Souls l’avait fait. Il existe cinq grands royaumes qui abritent un pouvoir que Merlin convoite, et le joueur doit contrecarrer ses plans et le tuer. “Pour moi, The Bearer & The Last Flame, c’est cette archstone brisée que Hidetaka Miyazaki ne nous a jamais donnée, celle que nous pensions voir arriver en DLC.” Le voyage à travers chacune de ces zones durera au total 20 heures. “Je n’aime pas frustrer le joueur. Les feux de camp sont proches du boss. Je trouve les jeux qui demandent plusieurs parties pour obtenir le trophée platine incroyablement pénibles. Je ne veux pas de frustration de ce type. Si quelqu’un doit être frustré, que ce soit en affrontant un boss.”

 

“Je n’aime pas déranger le joueur. Les feux de camp sont proches du boss.”

 

Mais toutes ces ‘critiques’ adressées par Javi à Hidetaka Miyazaki ne signifient pas que The Bearer & The Last Flame élimine tous les systèmes trolls propres aux Soulslike. Il faudra toujours retourner récupérer les âmes perdues, faire face à des embuscades cachées derrière les coins, il n’y aura aucun niveau de difficulté, et oui, des marécages empoisonnés seront aussi de la partie, où l’on mourra en détestant tout en pourrissant lentement.

Avec ces éléments, The Bearer & The Last Flame semble viser une sensation Soulslike proche de jeux comme Wuchang & The Fallen Feathers. Ce Soulslike solide conserve les combats de boss exigeants, mais supprime des aspects présents dans Silksong, comme le retour fastidieux vers le Last Judge après chaque mort, ou la correction ridiculement facile reçue de cette banque dans le Royaume des Fourmis. The Bearer & The Last Flame écarte tout cela, en exigeant du corps à corps, l’exploration d’environnements labyrinthiques, la montée en niveau, la construction d’un bon build et une vraie réflexion pour vaincre ses boss magiques. Serait-ce le début d’une nouvelle ère pour les Soulslikes, où le trolling appartiendrait au passé ?

“J’ai écrit toute l’histoire du jeu (…).” “Pour cela, je me suis largement inspiré du Seigneur des Anneaux, tant de ses légendes que de son architecture (…).” “J’ai intégré dans mon jeu l’horizontalité et la verticalité si caractéristiques des jeux de Hidetaka Miyazaki.” “Et je n’ai pas oublié d’inclure des secrets cachés derrière des murs invisibles.” Avec une proposition qui semble privilégier des options de confort de jeu et s’éloigner d’un trolling excessif, présenter la magie comme un ennemi plutôt qu’un allié, revenir à une expérience Souls plus linéaire et plus primitive, et mettre davantage l’accent sur les combats à l’épée et aux grandes armes que sur la découverte du lore par soi-même, The Bearer & The Last Flame paraît prometteur. La campagne de précommande commence le 2 février, tandis que le jeu sortira le 6 mars. Javi m’assure que le jeu tournera aussi correctement sur Steam Deck et qu’il visera 60 fps sur consoles et PC.

Même si le concept me paraît excellent, et que le retour à l’esprit de Demon’s Souls – avec une touche de Blade: The Edge of Darkness – est séduisant, la prochaine étape consiste à vérifier si les éléments les plus importants fonctionnent réellement. Javi m’a assuré qu’il a consacré quatre longues années à peaufiner chaque parade et chaque esquive, ce qui, selon lui, a été la partie la plus difficile du développement. Tout cela devra fonctionner à la perfection, surtout quand on sait que les boss, qui incluront des mages et bien d’autres créatures, semblent spécialisés dans la combinaison d’attaques au corps à corps et à distance.

 

Les devoirs sont faits et l’envie de couper la tête de Merlin dans ce Soulslike prometteur est bien réelle

 

J’ai aimé Lies of P, mais il est vrai que ni son temps de récupération après une chute ni sa parade n’étaient totalement fluides. En plus, il y a la question de la caméra. The Bearer & The Last Flame souffrira-t-il aussi de ces problèmes qui nous ont tant compliqué la vie sur PS3 ? On le saura en mars. Pour l’instant, je peux seulement dire que les bases sont posées et que j’ai hâte d’abattre Merlin dans ce Soulslike prometteur venu d’Espagne.

Forrás: 3djuegos

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