Huawei FreeClip 2 – Design ouvert et performances étonnamment solides

TEST TECH – Le Huawei FreeClip 2 arrive dans une catégorie qui, jusqu’ici, proposait davantage de compromis que de vraies solutions. La plupart des écouteurs ouverts imposent un choix entre confort et clarté, j’ai donc abordé cette paire avec une certaine méfiance au départ. Après quelques heures d’utilisation à la maison, des démarches en ville, puis la préparation d’un tournage tardif, ce doute s’est rapidement dissipé.

 

Le cadre en forme de C ne m’a jamais « rappelé » sa présence. Je regardais sans cesse mon reflet, tant il était difficile de croire qu’un objet aussi petit et aussi léger puisse en supporter autant tout en restant parfaitement en place. Le FreeClip 2 ne cherche pas à suivre les tendances du moment. Il tente plutôt de résoudre une tension humaine fondamentale : rester attentif à son environnement tout en restant connecté au monde par le son. Cette approche ressemble à une réponse directe au succès de trois millions d’unités de la première génération et à la liste d’améliorations que Huawei met elle-même en avant dans sa documentation.

 

 

Design et confort – Une refonte qui règle ce que la première génération n’avait jamais totalement résolu

 

Mes oreilles sont exigeantes. La plupart des conceptions ouvertes finissent par pincer, ou cette douleur sourde s’installe après quelques heures, celle que l’on ne remarque pas tout de suite. Ici, Huawei a pratiquement repensé toute la structure vers une forme plus douce et plus coopérative. Le pont Airy C adopte désormais un revêtement extérieur en silicone liquide et un noyau interne en alliage à mémoire de forme, ce qui augmente la flexibilité de 25 pour cent. La tension plus fine entoure l’oreille plutôt que de la « saisir », sans la comprimer. Chez moi, cela a concrètement supprimé les points de pression que je ressentais avec la version d’origine. La taille du comfort bean a, elle, été réduite de 12,5 pour cent tout en conservant sa stabilité, et selon Huawei, le dimensionnement repose sur plus de dix mille scans d’oreilles, avec une précision micrométrique.

Le résultat reste naturel même lors d’une utilisation prolongée. Je les ai portés pendant une longue journée de montage, des courses, puis un moment de détente tard le soir. Ils n’ont jamais échauffé mes oreilles, et cette petite douleur sournoise fréquente avec les modèles non fermés ne s’est pas manifestée. Les branches de mes lunettes se sont également posées sur le silicone sans avoir à « se battre » pour l’espace. C’est la première fois que la forme d’écouteurs ouverts ne m’a pas semblé être un compromis à gérer en permanence au fil de la journée.

 

 

Boîtier de charge et couleurs – Encombrement réduit avec un effet matière surprenant

 

Le boîtier de charge a lui aussi bénéficié d’une refonte significative : la surface au sol est réduite de 11 pour cent et le profil est 17 pour cent plus fin. L’ancien boîtier n’était pas mauvais, mais celui-ci disparaît réellement dans la petite poche d’un jean ou dans un compartiment de sac photo, avec moins de contraintes. Il pèse 37,8 grammes tout en intégrant une batterie plus grande de 537 mAh.

Cette combinaison a un avantage concret : le boîtier devient un objet que l’on emporte sans y penser. Huawei a aussi intégré des éléments de design subtils qui font « monter en gamme » l’ensemble sans le rendre ostentatoire. Les versions Denim Blue et Feather White reçoivent une surface moulée avec une texture de tissage denim, créée par un procédé de réplication précis. L’apparence se situe quelque part entre accessoire de mode et outil pratique, ce qui correspond bien à un produit que l’on porte théoriquement toute la journée aux oreilles.

Les écouteurs ouverts donnent souvent l’impression qu’un simple mouvement brusque de la tête pourrait les envoyer sur le trottoir. Le FreeClip 2 ne m’a pas provoqué cette inquiétude. Lors de longues marches, de petits sprints, de démarches et même d’un entraînement le week-end, ils sont restés en place de manière stable. L’alliage à mémoire de forme dans le pont en C se pliait sans donner la sensation de s’« affiner » ni de se fatiguer. Grâce au poids plus léger de 5,1 grammes, j’ai moins ressenti le besoin de les réajuster. J’ai même essayé volontairement des secousses de tête intenses, et les clips n’ont pas bougé. Le guide Huawei mentionne des tests de charge en cyclisme, corde à sauter et yoga aérien. Ma version réelle consistait à dévaler des escaliers avec un sac photo, et ces clips tenaient comme s’ils savaient exactement ce qu’ils devaient faire.

 

 

Son – Petit format, graves plus affirmés

 

La structure interne utilise désormais un haut-parleur à double membrane dans une « sphère » acoustique plus compacte. La refonte déplace l’air des deux côtés de la membrane, ce qui, selon le fabricant, augmente le volume de 100 pour cent et double la puissance des basses fréquences par rapport à la première génération. Je l’ai remarqué le plus rapidement avec la musique électronique, où les graves ont gagné en poids physique sans devenir brouillons. Les voix pop sont restées en avant, claires et intelligibles, en accord avec le réglage plutôt neutre de la marque. La liste de lecture ne se transforme pas en une masse sonore unique. Les percussions conservent leurs contours, et les aigus restent nets sans devenir agressifs ou désagréables.

La documentation aborde précisément les différences face à Bose, SoundCore et OpenDots. Bose accentue les bas-médiums, ce qui apporte de la chaleur mais aussi une légère perte de précision. SoundCore mise davantage sur la brillance des aigus, ce qui peut devenir fatigant après quelques morceaux. OpenDots renforce la sensation d’espace, avec une scène plus haute, mais perd un peu de micro-détails. Le FreeClip 2 se place dans une zone plus équilibrée : les aigus sont articulés, les voix bien séparées, et les basses descendent bas sans engloutir les médiums. Il ne court pas après l’effet spectaculaire. Il pose plutôt une base mesurée et laisse le contenu respirer.

Huawei a également mis à jour l’électronique avec une nouvelle puce offrant une marge de traitement dix fois supérieure. Cet espace supplémentaire permet au système audio adaptatif de réagir en douceur lorsque le bruit ambiant change. En sortant d’un studio calme vers un parking, le volume a augmenté juste ce qu’il fallait pour garder la parole intelligible. De retour à l’intérieur, le niveau a baissé sans à-coups ni effet de pompage. Lors d’écoutes tard le soir sur le canapé, cela paraissait particulièrement naturel. Je n’ai pas eu l’impression d’être entraîné dans une guerre permanente du volume contre l’environnement.

 

 

Qualité d’appel – Un progrès perceptible pour ceux qui ne téléphonent pas seulement en intérieur

 

Le volume des appels profite lui aussi du haut-parleur à double membrane, la voix gagne en présence. Le volume adaptatif ajoute une couche supplémentaire, maintenant la conversation intelligible même lorsque l’environnement change soudainement.

Les conceptions ouvertes sont rarement amies des lieux calmes. Huawei a intégré un système de champ sonore inversé qui émet des ondes en opposition de phase afin de réduire les fuites vers l’extérieur. Je l’ai testé lors de longues journées de montage, et les personnes assises près de moi n’entendaient pas le son, sauf à des niveaux de volume irréalistes au quotidien. C’est important, car cela permet de porter les écouteurs dans des espaces partagés sans gêne. À des niveaux extrêmes, il y aura toujours une certaine fuite, c’est la physique de la catégorie. La différence, c’est que cette limite arrive bien plus tard.

 

 

Logiciel et commandes – Outils simples avec une limitation plus marquée

 

Huawei utilise désormais l’application Audio Connect pour les mises à jour, les réglages d’égalisation et les paramètres. L’interface est claire et facile à parcourir. On y trouve le commutateur audio adaptatif, l’attribution des gestes et les modes spatiaux. L’application est disponible sur iOS et dans la boutique Samsung. Elle n’est pas sur Google Play. Cela signifie que les propriétaires de Pixel doivent installer l’application manuellement ou se passer de personnalisation. Les écouteurs se connectent malgré tout via Bluetooth standard, mais l’absence de l’application crée une friction inutile pour une partie des utilisateurs Android.

Le nouveau geste de glissement sur le comfort bean règle le volume sans tapotements forcés et inconfortables. Les commandes tactiles répondent sur la sphère, le pont et la partie « bean », sans avoir à chercher le point idéal. Le contrôle par mouvements de tête a aussi fonctionné de manière fiable lors des appels, lorsque mes mains étaient occupées. La détection automatique gauche-droite était tout aussi fluide : j’ai changé de côté, et les écouteurs ont corrigé le canal presque instantanément. Ce détail est important, car l’utilisation d’un seul écouteur devient plus naturelle, sans avoir à réfléchir à l’orientation.

Huawei annonce 9 heures d’autonomie sur une charge et 38 heures avec le boîtier. Mes journées d’usage mixte sont restées légèrement en dessous de cette promesse. La raison tient au volume plus élevé et au streaming continu. La charge rapide, en revanche, a tenu ses promesses : une recharge de 10 minutes a offert environ 3 heures d’utilisation, ce qui peut vraiment sauver une journée de déplacement. La recharge sans fil est pratique, car je pouvais le poser sur le même chargeur que mon téléphone. La compatibilité avec les chargeurs de montre Huawei ajoute encore de la flexibilité. Les écouteurs ont également conservé la protection IP57 pendant le sport et ont supporté la transpiration sans problème.

 

 

Ce que cela a changé pour moi au quotidien

 

Les moments les plus parlants du test ont été ces heures où j’ai oublié que je les portais. Cela ne m’était jamais arrivé avec d’autres écouteurs ouverts. Ils se rappelaient toujours à moi par une pression ou parce qu’ils glissaient et devaient être réajustés. Le FreeClip 2 a évité les deux. J’ai passé mes journées sans avoir à les remettre en place. En voiture, j’en portais un seul. En cuisinant, je passais des appels. Tard le soir, je terminais un tournage et j’ai réalisé qu’ils étaient encore à mes oreilles, bien après avoir arrêté l’écoute. La refonte traite enfin le confort et la stabilité comme des priorités égales. Le matériel respecte la réalité selon laquelle la forme et la sensibilité des oreilles varient énormément.

 

 

Une avancée assurée parmi les écouteurs ouverts

 

Le Huawei FreeClip 2 atteint un niveau de raffinement qui naît lorsqu’une marque écoute vraiment les points de douleur des utilisateurs. Les nouveaux matériaux suppriment la pression. Le boîtier plus fin améliore la portabilité. Le haut-parleur à double membrane renforce les graves sans engloutir les médiums. La qualité d’appel atteint un niveau où les conversations en extérieur deviennent viables. Le système audio adaptatif réduit les frictions de l’écoute quotidienne. Des limites subsistent : pas de réduction active du bruit, la physique du design ouvert reste la même, et l’application Google Play manque. Ces frontières apparaissent aux côtés d’un produit qui est enfin réellement prêt pour un usage quotidien réel.

Le FreeClip 2 trouve sa place dans mon sac parce qu’il ne réclame pas d’attention. Il maintient le confort toute la journée. La signature sonore reste équilibrée. Le matériel se comporte comme quelque chose que l’on a envie de porter, pas comme quelque chose que l’on supporte. Huawei a pris une forme inhabituelle et lui a enfin donné le raffinement dont elle avait besoin depuis des années.

-Gergely Herpai „BadSector”-

Pro :

+ Confort stable pendant de longues heures et évite les points de pression qui ruinent souvent les conceptions ouvertes
+ Le volume adaptatif réagit en douceur lors du passage d’une pièce calme à une rue bruyante
+ La capture et la transmission de la voix restent claires dans le vent, la circulation et les environnements encombrés

Contre :

– Pas de réduction active du bruit pour les situations où une isolation totale est souhaitée
– L’absence d’application sur les appareils Android standards limite les réglages fins pour une partie du public
– À volume élevé, dans les lieux publics, des fuites sonores peuvent toujours apparaître en raison de la physique de la catégorie

Huawei FreeClip 2

Son/Qualité sonore - 8.4
Réduction de bruit - 5.6
Confort - 7.8
Autonomie - 7.6
Rapport qualité/prix - 7.4

7.4

BON

Le Huawei FreeClip 2 est rare en étant confortable et stable sans rappeler en permanence sa présence sur les oreilles. Le son est plus équilibré, les graves plus assurés, et la qualité d’appel réellement exploitable en extérieur. L’absence de réduction active du bruit et d’application Google Play restent des limites, mais dans l’ensemble, voici enfin des écouteurs ouverts véritablement prêts pour le quotidien.

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BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines – including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)