Beyond Good & Evil 2: c’est absurde, mais Ubisoft compte encore dessus

On parle d’un jeu annoncé il y a presque dix-huit ans – et c’est lui qui survit aux restructurations…!?

 

Le fait marquant de la semaine, c’est évidemment la refonte massive en cours chez Ubisoft. L’éditeur a annulé six projets (dont le Prince of Persia: Sands of Time Remake), repoussé sept autres et lancé quatre nouvelles IP – sans compter tout ce que nous ignorons encore de son portefeuille. La structure de l’entreprise a été remaniée en profondeur, et pourtant, au milieu du chaos, un projet au long cours s’en sort : Beyond Good & Evil 2 (BG&E2).

Ce jeu, dont on disait qu’il était encore à des années de sa sortie (après avoir déjà accumulé 14 ans de développement au moment où une information similaire circulait il y a quatre ans), reste, aux yeux d’Ubisoft, un pari qui mérite qu’on continue d’y mettre de l’argent. L’éditeur affirme toujours que BG&E2 possède une proposition qui le rendrait unique face aux autres jeux de fantasy modernes.

Un porte-parole d’Ubisoft a expliqué à Eurogamer que BG&E2 faisait toujours partie du portefeuille et des plans de développement du groupe, et qu’il s’inscrivait dans sa stratégie centrée sur les aventures en monde ouvert. Il a ajouté que les amateurs de fantasy ne seraient pas suffisamment pris en compte, et que BG&E2 resterait une offre singulière pour les joueurs.

Le développement est connu depuis 2008, date à laquelle le projet a été dévoilé. La dernière bande-annonce officielle remonte à l’E3 2017. Et si Ubisoft a jugé que les six à sept années consacrées au Prince of Persia: Sands of Time Remake étaient, au final, irrécupérables, les presque 18 ans investis dans BG&E2 ne semblent pas inquiéter la direction (sous laquelle l’entreprise aurait perdu 95 % de sa valeur sur les huit dernières années). En novembre dernier encore, des recrutements étaient en cours pour le projet.

Reste la question évidente : ce jeu sortira-t-il un jour. S’il finit par arriver et qu’il rencontre le succès, ce sera une excellente nouvelle pour Ubisoft et pour ceux qui auront probablement attendu 20 ans. Mais il est plus vraisemblable que, quelle que soit la qualité de la version finale, aucun jeu – BG&E2 compris – ne puisse satisfaire des attentes gonflées par deux décennies de développement.

À force d’attendre, on trouve aussi davantage de joueurs qui s’attendent au pire. Le fait que le projet soit toujours en chantier, et qu’il existe encore un public qui l’attend, dit quelque chose de l’empreinte laissée par le premier épisode – que l’on peut heureusement encore (re)jouer, et que l’on devrait pouvoir (re)jouer longtemps, désormais que la version remasterisée de Beyond Good & Evil est disponible.

Et quand il sortira (si cela arrive), intéressera-t-il encore quelqu’un ? Ressusciter une vieille licence est toujours risqué, surtout lorsqu’il faut convaincre un public d’aujourd’hui, qui n’a pas grandi avec, d’y accorder de l’attention.

Forrás: WCCFTech, Eurogamer

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