ACTUALITÉS CINÉMA – L’obsession persistante de Donald Trump pour le Groenland a été tournée en ridicule par la star du MCU Stellan Skarsgård. L’acteur suédois – originaire d’un pays voisin du Danemark, qui contrôle le Groenland – assistait hier (17 janvier) à Berlin à la cérémonie des European Film Awards, où les médias l’ont interrogé sur la géopolitique intrusive menée par l’administration Trump.
Le même jour, le dirigeant controversé a annoncé qu’il imposerait des droits de douane de 25 % au Danemark, à la Norvège, à la France, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, à la Suède, aux Pays-Bas et à la Finlande si aucun accord n’était conclu permettant aux États-Unis de prendre le contrôle du Groenland. Deadline rapporte que l’Union européenne tiendrait aujourd’hui une réunion d’urgence au sujet de ce qu’elle qualifie de « chantage ». Trump affirme régulièrement que son intérêt pour ce territoire couvert de glace répond à une logique stratégique militaire, mais la plupart de ses détracteurs y voient plutôt une volonté de s’emparer de ressources naturelles encore inexploitées.
« C’est absurde, non ? C’est un petit homme devenu mégalomane, qui veut prendre le monde. Il a pris le Venezuela, soudainement, et c’est pour [la compagnie énergétique] Chevron. Il prendra le Groenland pour les minerais. C’est un criminel. »
Le réalisateur de Sentimental Value, Joachim Trier (citoyen dano-norvégien), était également présent et a lui aussi mis en garde contre une éventuelle acquisition du Groenland. « Je suis d’accord avec Stellan : c’est une idée absurde, et le droit international doit être respecté, car le démanteler provoquerait des effets domino considérables sur la manière dont d’autres superpuissances traiteront d’autres pays. L’effet dominant serait donc extrêmement inquiétant si cela devait arriver », a-t-il déclaré.
Hollywood ne se range pas du côté de Donald Trump
Cette sortie intervient après les critiques formulées par Mark Ruffalo et Judd Apatow le week-end dernier, lors de la 83e cérémonie des Golden Globes. Apatow présentait le trophée du meilleur réalisateur – finalement remporté par Paul Thomas Anderson pour One Battle After Another – lorsqu’il a affirmé que les États-Unis étaient « une dictature désormais ».
Sur le tapis rouge, l’acteur de Task arborait un badge « Be Good » en hommage à la défunte Renee Good, tuée par un agent de l’ICE il y a moins de deux semaines à Minneapolis. Selon USA Today, Ruffalo a rappelé que son pays se trouvait au « milieu d’une guerre avec le Venezuela », que Trump aurait « illégalement envahi » dès le départ. « Il dit au monde que le droit international ne compte pas pour lui. La seule chose qui compte, c’est sa propre morale. Ce type est un criminel condamné ou un violeur condamné. C’est un pédophile. C’est le pire être humain. Si l’on doit s’en remettre à sa morale pour le pays le plus puissant du monde, alors nous avons tous de très gros problèmes. »
Ces douze derniers mois, George Clooney, l’animateur Jimmy Kimmel, les créateurs de South Park Trey Parker et Matt Stone, ainsi que Jonathan Pryce (Slow Horses) ont eux aussi affiché publiquement leur opposition au président américain.
Source : MovieWeb



