Sony a annulé plus de dix jeux first-party à l’ère PS5 – le manque d’exclusivités a-t-il pénalisé cette génération?

La période PS5 correspond au plus faible nombre d’exclusivités jamais publié par Sony, sans que les ventes de la console ne s’effondrent pour autant, grâce à une concurrence limitée et à des accords malins conclus avec des studios tiers.

 

La PS5 aurait proposé environ cinq fois moins d’exclusivités que la PS4, et près de dix fois moins que la PS3. Sur le papier, cela devrait être un handicap majeur pour une génération de consoles, pourtant la PS5 se vend très bien et suit à peu près le rythme de la PS4 à période comparable. Cette performance s’explique notamment par plusieurs accords stratégiques signés par Sony, ainsi que par un contexte concurrentiel bien moins agressif qu’autrefois.

Le principal moteur du succès PlayStation a toujours été la force de ses exclusivités. De God of War à Uncharted, en passant par The Last of Us et bien d’autres, les franchises first-party ont longtemps donné à Sony un avantage net face à Xbox. La console PS5, en elle-même, tient la route si l’on s’en tient aux ventes, mais le nombre d’exclusivités a clairement diminué sur cette génération. Sony aurait même annulé plus de dix projets first-party majeurs, dont:

The Last of Us 2 Factions
Payback (Bungie)
Twisted Metal
• Nouvelle licence (Deviation Games)
• Nouvelle licence (London Studio)
Spider-Man: The Great Web
• Projet live service God of War
• Projet live service de Bend Studio
Days Gone 2
• Projet commun Bend et Naughty Dog (attendu comme Uncharted 5)

Pour bien mesurer l’écart, la PS5 compterait environ 5 fois moins d’exclusivités que la PS4 et 10 fois moins que la PS3. D’où la question: ce déficit d’exclusivités a-t-il nui à PlayStation cette génération? La réponse directe semble être non. La console aurait dépassé 84 millions d’unités vendues, et son rythme de vente reste très proche de celui de la PS4 sur la même durée, même si plusieurs facteurs cachés expliquent ce résultat.

Pourquoi c’est important: les exclusivités sont souvent l’élément déterminant d’une console, car elles attirent le public et génèrent les profits les plus élevés, et pourtant la PS5 continue de prospérer malgré un catalogue first-party moins fourni.

 

Les ventes de la PS5 restent excellentes malgré le déficit d’exclusivités

 

Non, le manque d’exclusivités n’a pas pénalisé la PS5 autant qu’on aurait pu le croire. Il faut aussi rappeler que cette génération a démarré avec des pénuries et plusieurs difficultés logistiques, sans empêcher la console d’atteindre presque le niveau de la PS4. Les générations précédentes proposaient de nombreuses exclusivités marquantes, comme Uncharted, The Last of Us, Horizon et d’autres, alors qu’une partie notable de l’ère PS5 a surtout été portée par des remakes et des remasters.

La question centrale est donc: pourquoi cela n’a-t-il pas ralenti Sony? Plusieurs raisons expliquent ce phénomène, la première étant l’absence de concurrence directe. Xbox a tellement reculé que la marque ne représente plus une menace majeure. Sony était déjà fortement identifié à ses jeux first-party, tandis que Xbox avait perdu une bonne partie de son élan lors de la génération précédente, ce qui a naturellement conduit beaucoup de joueurs à suivre un parcours classique: passer de PS4 à PS5.

 

Sony a rencontré très peu de concurrence réelle sur cette génération

 

Le fait que les jeux Xbox soient disponibles sur PC a aussi contribué à sortir Microsoft de la course, rendant la PS5 presque automatique comme choix principal. Les joueurs qui privilégient Xbox aujourd’hui sont surtout ceux qui misent à fond sur le Game Pass. Même sur le terrain des abonnements, le PS Plus a offert une proposition solide en 2025, avec de nombreux AAA, et même si le service ne rivalise pas totalement avec le Game Pass, il demeure une évidence pour les utilisateurs PlayStation.

Par ailleurs, malgré un nombre réduit de jeux first-party, Sony a su compenser en verrouillant des exclusivités via des accords avec d’autres studios. Des titres comme Stellar Blade, Black Myth: Wukong et Death Stranding 2 ont notamment profité de ce type de stratégie.

 

Une accélération attendue en 2026

 

2026 pourrait être une excellente année pour la PS5, d’autant que la console s’est déjà installée comme le choix par défaut pour beaucoup. Plusieurs sorties majeures devraient encore renforcer les ventes. En poursuivant la dynamique des exclusivités tiers, Phantom Blade Zero figure parmi les jeux d’action les plus attendus. Housemarque, le studio derrière Returnal, lancera son prochain titre, Saros, en mars.

Le jeu phare de Sony pour 2026 sera Marvel’s Wolverine, qui pourrait apporter l’impulsion la plus importante aux ventes. Si le jeu atteint une qualité proche de Marvel’s Spider-Man, le succès paraît déjà gigantesque. Et impossible de ne pas mentionner ce qui pourrait être la sortie la plus massive de la décennie, GTA 6. Le jeu Rockstar arrivera d’abord sur consoles avant de sortir sur PC, et certains joueurs achètent déjà une PS5 uniquement pour y jouer.

Le titre boostera sans doute aussi les ventes Xbox, mais compte tenu de la situation actuelle de la console, l’impact pourrait être moins spectaculaire que sur PlayStation. Il faut aussi ajouter qu’Xbox envisage de publier progressivement ses jeux sur PS5, ce qui peut rendre l’offre Xbox moins attractive aux yeux d’une partie du public.

 

Même avec de bonnes ventes, les exclusivités restent fondamentales

 

Sony ne semble pas prêt à abandonner les exclusivités, et cela paraît être le bon choix. Microsoft s’est perdu en renonçant à ce levier, et Sony ne donne pas l’impression de vouloir emprunter la même voie. Dans une interview récente, l’ancien patron PlayStation Shawn Layden a rappelé l’importance des exclusivités, affirmant qu’elles sont comme une chanson propre à une console, et qu’on ne peut pas imaginer Nintendo sortir Mario ailleurs.

Donc oui, même si le manque d’exclusivités n’a pas affecté la PS5 à court terme, cela pourrait devenir un vrai problème sur la durée si cette tendance se poursuit. Les fans commencent déjà à se lasser de la vague permanente de remasters et de remakes, et ils réclament du neuf. Heureusement, PlayStation travaillerait sur de nouvelles exclusivités first-party, notamment Intergalactic chez Naughty Dog et un nouveau God of War encore au stade de rumeur, mais au regard des cycles de développement très longs, il serait aussi pertinent de miser davantage sur des titres plus modestes comme Astro Bot.

Source: tech4gamers

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