La pire défaite de la Première Guerre mondiale va devenir un jeu, et il sera si réaliste que les soldats pourront sombrer psychologiquement

La plus terrible déroute de la Première Guerre mondiale va enfin être adaptée en jeu, avec un réalisme si cru que les personnages pourront souffrir mentalement du chaos du conflit. BlackMill Games poursuit l’expansion de sa WW1 Game Series avec Gallipoli, quatrième épisode consacré au front du Moyen-Orient.

 

Le réalisme appliqué aux guerres mondiales – ou, plus largement, à n’importe quel conflit armé marquant du dernier siècle – représente un véritable filon économique et médiatique. On peut citer Hell Let Loose: Vietnam comme exemple emblématique de cette fascination pour l’authenticité sur le champ de bataille, mais il faut désormais ajouter Gallipoli à la liste: le nouvel épisode de la WW1 Game Series est réapparu hier soir lors du New Game+ Showcase pour nous emmener sur l’un des fronts les plus méconnus et les plus sanglants de la Première Guerre mondiale.

Cela dit, même si nous l’avons revu hier, le projet de BlackMill Games est annoncé depuis 2025. Il n’empêche qu’un jeu aussi singulier mérite qu’on s’y attarde, puisqu’il vise à adapter la plus lourde défaite subie par les Alliés durant la Grande Guerre. Et pour mesurer la solidité de l’équipe, il suffit de rappeler qu’elle explore ce conflit depuis plus de dix ans, en changeant régulièrement de théâtre d’opérations: d’abord Verdun, puis les fronts italien et russe, avant de nous conduire aujourd’hui en Turquie ottomane, en 1915.

La bataille de Gallipoli, qui inspire directement le jeu, s’est déroulée au début du conflit et reste l’une des plus grandes humiliations alliées de la Première Guerre mondiale. Le plan de Winston Churchill voulait ouvrir un passage vers Istanbul et soutenir la Serbie, mais le manque de préparation, la résistance turque et la géographie impitoyable du détroit des Dardanelles ont transformé la campagne en une guerre d’usure meurtrière, au prix de pertes colossales. Les débarquements à Cape Helles, Suvla et ANZAC Beach ont été d’une violence extrême, avec environ 14 000 à 19 000 morts.

 

Gallipoli adaptera de manière ultra fidèle la grande débâcle alliée

 

Gallipoli ambitionne de représenter le conflit avec une fidélité maximale, en proposant des cartes précises, des uniformes authentiques, des armes et une bande-son adaptées à l’époque, ainsi que des modes tactiques basés sur les escouades et les classes. Comme dans les précédents titres, toute l’expérience restera centrée sur le front du Moyen-Orient, ce qui n’empêchera pas une grande variété de situations.

Les joueurs passeront des plages emblématiques évoquées plus haut aux déserts intérieurs, aux montagnes et jusqu’à des zones urbaines, le tout reproduit avec un soin spectaculaire et une volonté de réalisme constante. Évidemment, il ne s’agit pas d’une promenade en Turquie ottomane, mais d’un combat pour survivre. Comme dans les épisodes précédents, les affrontements en équipe – et plus encore le jeu en escouade – seront déterminants pour espérer s’en sortir vivant.

Avec une approche plus réaliste que celle d’autres shooters de guerre comme Battlefield, la coopération, l’usage intelligent des classes, la couverture des alliés, le tir de soutien et la coordination des attaques lourdes seront indispensables en permanence, car dans la WW1 Game Series, il n’y a pas de place pour les comportements individualistes.

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que le studio pousse le curseur du réalisme bien au-delà de ce que l’on avait vu jusqu’ici. Les armes sont associées à des rôles et à des classes spécifiques, l’infanterie standard pouvant s’équiper de fusils à verrou ou semi-automatiques pour les combats à moyenne et longue portée, tandis que les tireurs d’élite sont limités à des fusils de précision. BlackMill Games a toutefois opté pour un système dans lequel l’état mental – affecté par tout ce qui se déroule autour de vous – ainsi que votre familiarité avec l’arme utilisée évoluent, au point de pouvoir réduire la cadence de tir ou la stabilité lors de la visée.

Prévu pour 2026, et fort de plus de 2 millions d’exemplaires vendus dans le monde pour la saga, ce nouvel épisode veut marier authenticité historique et combats ultra réalistes sur PC, PS5 et Xbox Series X|S.

Source: 3djuegos

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