Une fuite majeure ouvre la voie à l’installation de firmwares personnalisés sur la console de Sony sortie il y a plus de cinq ans.
Depuis le lancement de la PlayStation 5, les hackers tentent d’obtenir un accès complet au système en exploitant diverses failles de sécurité. Ces exploitations logicielles permettent d’accéder à des fonctionnalités normalement inaccessibles au grand public. Lors du réveillon du Nouvel An, la scène du hacking a toutefois franchi un cap décisif, aux conséquences potentiellement considérables.
Fin 2025, un vaste débat a émergé parmi les hackers de la PlayStation 5 après la diffusion d’un important data dump sur psdevwiki.com et sur des serveurs Discord privés. Cette fuite contenait les clés BootROM de niveau 0 du système.
Le BootROM correspond au tout premier code exécuté au démarrage de la PlayStation 5. Il constitue le niveau le plus profond de l’architecture de sécurité de la console et sert à décoder et vérifier les premières étapes de la chaîne de démarrage. Les clés sont stockées sur une puce en lecture seule et décodées par l’APU au lancement du système. Leur obtention équivaut pratiquement à un contrôle total de la machine.
Tout exploit reposant sur ces clés dépasserait largement les méthodes logicielles connues à ce jour, car le code et les clés du BootROM ne peuvent pas être modifiés via une mise à jour logicielle. Bien que Sony puisse introduire des modifications matérielles sur les futurs modèles commerciaux (série CFI-3000), plus de 60 millions de consoles déjà en circulation pourraient rester définitivement « déverrouillées ».
Les implications de cette fuite sont majeures. Même si un utilisateur final ne peut pas exploiter directement ces clés, la capacité à décoder le bootloader accélère considérablement le développement de firmwares personnalisés. Cela permettrait à la console de démarrer de manière permanente sur un système modifié, sans dépendre d’exploits répétés ni craindre les correctifs de firmware.
Cette fuite pourrait également renforcer la scène de l’émulation, en fournissant aux développeurs d’émulateurs les informations nécessaires pour améliorer la compatibilité et la précision. La PlayStation 5 pourrait ainsi devenir une véritable plateforme d’émulation, capable d’exécuter des jeux d’autres systèmes, voire des titres PlayStation 3 via l’émulateur RPCS3.
En revanche, ces avancées pourraient aussi faciliter le piratage, les firmwares personnalisés étant susceptibles de permettre l’exécution de jeux piratés.
Source : WCCFTech, The Cybersec Guru



