Le scandale GTA 6 qui arrive jusqu’au Premier ministre britannique – Rockstar sous enquête officielle

La dernière polémique autour des créateurs de GTA 6 a pris une telle ampleur qu’elle a fini par attirer l’attention du gouvernement britannique. Après le licenciement d’une trentaine de salariés chez Rockstar, le Premier ministre du Royaume-Uni, Keir Starmer, a confirmé qu’une enquête serait lancée pour vérifier si le studio a respecté le droit du travail.

 

L’affaire des licenciements massifs chez Rockstar Games enfle depuis des semaines et a désormais franchi les portes du Parlement. On savait déjà que le Parlement écossais s’était penché sur le dossier, tandis que le conseil municipal d’Édimbourg a demandé publiquement la réintégration de plus de trente employés congédiés. Au centre des accusations, une suspicion lourde de conséquences : le studio aurait écarté des développeurs travaillant sur GTA VI pour briser une tentative de syndicalisation. Rockstar rejette cette lecture des faits et affirme que les départs sont liés à des comportements inappropriés et à la diffusion d’informations confidentielles dans des groupes publics.

Désormais, la controverse est remontée jusqu’au Premier ministre Keir Starmer, qui a indiqué que le gouvernement examinera de près si l’entreprise à l’origine de Grand Theft Auto a bien respecté la législation britannique en matière d’emploi. La décision a été rendue publique lors de la dernière séance du Parlement, au cours de laquelle les députés ont interrogé le chef du gouvernement sur sa position et ses intentions concernant ce dossier Rockstar.

C’est Chris Murray, député d’Édimbourg East et Musselburgh, qui a mis le sujet sur la table. Il a souligné que Rockstar n’a, à ce jour, apporté aucune preuve solide des prétendues fautes ou fuites d’informations invoquées pour justifier les licenciements. Selon lui, le studio n’a pas su démontrer de manière rassurante qu’il respecte pleinement le droit du travail au Royaume-Uni, et il y a de quoi s’inquiéter lorsqu’une grande entreprise semble utiliser des sanctions disciplinaires pour faire pression sur des employés qui veulent se syndiquer.

La réponse de Starmer a été courte, mais sans équivoque. Il a qualifié cette affaire de « cas profondément préoccupant » et rappelé que « tous les travailleurs ont le droit d’adhérer à un syndicat, et nous sommes déterminés à renforcer les droits des salariés et à faire en sorte qu’ils ne subissent pas de conséquences injustes en raison de leur appartenance syndicale ». Le Premier ministre a conclu en expliquant que « les ministres se pencheront sur ce cas précis et tiendront le député informé », ce qui place officiellement Rockstar dans le viseur des autorités.

En parallèle, la pression monte sur le studio, portée à la fois par les développeurs et par plusieurs responsables politiques. Des manifestations ont eu lieu devant différents bureaux de Rockstar, à Édimbourg, Paris, Londres et New York, où des employés et des syndicats exigent la réintégration des personnes licenciées. Une lettre signée par plus de 200 salariés et soutenue par des organisations officielles réclame elle aussi la fin de ce qui est perçu comme une stratégie anti-syndicale, ainsi que le retour des travailleurs remerciés.

Les anciens employés n’ont d’ailleurs pas hésité à prendre la parole pour rappeler que derrière un projet aussi gigantesque que GTA VI, il y a des êtres humains. Lors d’un rassemblement, l’un d’eux a résumé la situation ainsi : « Grand Theft Auto VI va générer des milliards, c’est certain. Les investisseurs vont s’enrichir, des fortunes seront faites, mais j’aimerais que les gens réfléchissent au coût humain. Des personnes épuisées, des carrières brisées, des vies fracassées. ». Avec l’intervention du Premier ministre, cette affaire pourrait devenir bien plus lourde de conséquences pour la direction de Rockstar.

Source : 3djuegos

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BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines - including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)