The First Berserker: Khazan – Un tranchant inattendu dans un genre saturé

TEST – À première vue, The First Berserker: Khazan semblait n’être qu’un Soulslike de plus, sans âme ni surprise. Mais après 12 heures de jeu, il m’a cloué au mur. Depuis que je l’ai lancé, je n’ai plus lâché la manette — et ce qu’il propose est étonnamment convaincant.

 

En général, je ne suis pas fan des Soulslike qui ne sortent pas de chez FromSoftware. Ce n’est pas une question d’élitisme ou de snobisme — c’est juste que la plupart des clones n’arrivent pas à capturer l’essence du genre. Dans un Souls qui se respecte, chaque parry, chaque esquive, chaque timing doit être chirurgical. Sinon, tout s’écroule. Cela dit, il y a eu des exceptions notables : Nioh ou le très attendu Black Myth: Wukong ont su sortir du lot par moments.

 

 

Du scepticisme à la dévotion

 

Du coup, j’étais plus que méfiant quand j’ai vu la première bande-annonce de The First Berserker: Khazan. J’étais prêt à soupirer. Et pourtant, j’avais tort. Ce n’est pas juste un jeu soigné et fun, qui sait quoi emprunter aux meilleurs — il a aussi ses propres idées, et j’y suis devenu accro. Ce genre d’addiction qui fait plaisir. Vous ne trouvez pas ça jouissif, quand un jeu vous fait ravaler vos doutes ? Moi, si.

Depuis que j’y joue, je ne touche plus à rien d’autre. C’est un Soulslike qui vous happe — on y retrouve le rythme du premier Dark Souls, les parades chirurgicales de Sekiro, la brutalité de Nioh, et l’univers désespéré de Berserk, tout en réussissant à se forger une vraie identité. La parade ici n’est pas juste bien faite — c’est un pur plaisir. Pas une simple copie de FromSoftware, mais une évolution bien sentie.

 

 

Un clone ? Non, une montée en puissance

 

On peut choisir parmi plusieurs styles de parade, selon son style de jeu — et ils sont tous améliorables. Il existe même une option qui permet de contre-attaquer directement après un blocage parfait. Ce détail m’a littéralement sauvé dans des situations qui rappellent les pires moments de la caméra de Dark Souls II — je tenais bon, j’enchaînais les parries parfaits, et les ennemis tombaient comme des mouches. Classe. Sanguinaire. Satisfaisant.

Au fil de l’aventure, Khazan débloque de nouvelles capacités — des compétences propres à certaines armes, qui enrichissent constamment le système de combat. Ici, on n’attend pas. On contre, on cogne, on saigne. C’est un gameplay basé sur la violence et la réactivité, et c’est brillamment exécuté. L’esquive est précise, agréable, et elle aussi améliorable. On sent que tout est équilibré au millimètre, que les développeurs savaient exactement ce qu’ils faisaient. Et qu’ils en sont fiers.

The First Berserker: Khazan est difficile, oui — mais tellement bien réglé qu’on sent toujours que la victoire est possible. Cerise sur le gâteau : une échelle de difficulté est disponible. Oui, il y a un « mode facile ». J’ai cru que ce serait une hérésie. Et pourtant, j’adore. C’est comme si le jeu murmurait : *« Allez Adrian, appuie sur ce foutu bouton Easy… »* Et moi, je résiste. Avec le sourire.

 

 

Il apprend, il récompense – mais sans supplier

 

Ce design prend tout son sens dans la seconde moitié du jeu : quêtes secondaires, boss optionnels et zones bien corsées entrent en scène. Après chaque échec, Khazan vous file un petit quelque chose — des Lacrimas (l’équivalent des âmes) et des points de compétence. Ça ne vous rend pas invincible, non — il faut quand même apprendre les patterns des ennemis. Ces récompenses sont plus des encouragements que des raccourcis.

Le jeu semble vous dire : *« Tiens, un petit cadeau. Mais t’avise pas de farmer comme un sagouin. »* Prends, avance, réessaie. Et on y retourne. Surtout quand les combats deviennent longs, brutaux, à plusieurs phases. Entre le mode facile qui vous nargue et les Lacrimas « sucettes », Khazan réussit ce que peu de jeux font : j’aime mourir. Un vrai petit frisson de shōnen que je ne savais même pas qu’il me manquait.

 

 

Pas une révolution, mais une mécanique bien huilée

 

Voilà les idées les plus marquantes du jeu. Ce n’est peut-être pas beaucoup, mais dans un Soulslike, si le système de combat est bon et que la mort est bien gérée, le reste suit. L’histoire ne va pas vous bouleverser, il n’y a pas de lore alambiqué — mais le level design est malin et rempli de surprises. Les zones rappellent d’autres titres du genre, sans jamais tomber dans la copie. Plutôt des relectures intelligentes. Et il y a même quelques puzzles bien fichus.

The First Berserker: Khazan m’a totalement conquis. Je termine cette critique juste pour pouvoir y retourner. Ce ne sera pas le jeu de votre vie. Vous n’irez pas vous faire tatouer la crinière de Khazan sur l’épaule comme la Marque du Sacrifice de Berserk — mais c’est tellement fun et tellement bien ficelé que chaque minute passée dessus en vaut la peine.

– Gergely Herpai « BadSector »-

Pro :

+ Excellent système de parade et de combat multi-styles
+ Courbe de difficulté et mécanismes de récompense motivants
+ Level design spectaculaire et créatif

Contre :

– L’histoire est simple et passe-partout
– Le début ressemble trop à celui des autres jeux Souls
– La caméra est parfois perturbée lorsqu’il y a plusieurs ennemis

Éditeur : Nexon

Développeur : Nexon Games

Style : action-RPG / Soulslike

Sortie : 27 mars 2025+6

The First Berserker: Khazan

Jouabilité - 8.8
Graphismes - 8
Histoire - 6
Musique/Audio - 7.5
Ambiance - 8.5

7.8

BON

Khazan ne réinvente pas la roue du Soulslike, mais ce qu’il fait, il le fait avec brio. Son système de combat solide, ses récompenses bien calibrées et son level design intelligent en font une expérience vraiment prenante. Ce n’est pas un classique instantané, mais pour les amateurs du genre, c’est une valeur sûre.

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BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines – including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)