Huawei FreeArc – Un écouteur à crochet qui laisse passer le monde [VIDEO]

TEST TECH – J’ai passé une semaine avec les nouveaux écouteurs à conception ouverte de Huawei, et pour leur prix, ils sont étonnamment convaincants. Les FreeArc sont légers, pensés pour les smartphones Android, parfaits pour les appels, les entraînements légers et une utilisation prolongée. Le son est honnête, l’autonomie solide – à condition de ne pas les utiliser dans un environnement trop bruyant.

 

En 2025, les écouteurs sans fil continuent de dominer le marché, et le design « open-fit » séduit de plus en plus. Ici, pas d’embouts en silicone enfoncés dans le canal auditif, ni de coques massives englobant l’oreille : on parle d’une troisième voie, avec des crochets qui se posent sur le pavillon de l’oreille et diffusent le son en direction du conduit auditif.

Ce choix de conception permet de rester connecté au monde extérieur. Que ce soit pour courir, faire du vélo ou marcher en ville, on garde une conscience de son environnement. Et pour ceux qui passent la journée en visioconférences ou appels audio, le confort est indéniable : aucune pression sur les oreilles, même après plusieurs heures.

Le dernier modèle que j’ai testé, le Huawei FreeArc, s’est avéré un compagnon audio fiable et agréable. Que ce soit pour la musique, les podcasts ou les appels, il a assuré sans broncher. Il n’est pas donné, mais face au Shokz OpenFit Air vendu environ 44 000 forints (environ 110 €), le FreeArc propose une alternative sérieuse à un prix équivalent, avec un confort de port exceptionnel pour une utilisation continue.

 

 

Léger, stable, avec une touche rétro

 

Le FreeArc est disponible en noir, vert vif et blanc. J’ai testé la version noire : un coloris discret qui évoque les oreillettes Bluetooth des années 2000. Le crochet, en matière caoutchoutée, s’adapte naturellement à la forme de l’oreille et offre un confort remarquable. Même en courant, il ne bouge pas d’un millimètre – comme s’il avait été moulé sur mesure.

Il faut un peu tâtonner au départ pour trouver l’angle optimal d’écoute, mais Huawei affirme que la matière s’adapte progressivement à la morphologie de l’utilisateur. Le revêtement mat, orné d’un logo discret, abrite des zones tactiles sur les deux écouteurs, permettant de contrôler la lecture, le volume ou le changement de piste par tapotement ou glissement. Ces gestes fonctionnent parfaitement, même en pleine course, et je n’ai jamais eu de déclenchements accidentels à cause de mes lunettes, cheveux ou bonnet – un vrai plus.

En streaming via Spotify ou autres plateformes, le son est tout à fait correct. Je l’ai testé avec un iPhone 16 et un Samsung Galaxy S25 : dans une pièce calme, 50 % de volume suffisaient largement. Le rendu sonore est plutôt neutre, sans grandes variations de fréquences, mais c’est logique pour ce type d’écouteur. Il y a forcément des fuites sonores – vos voisins entendront probablement un léger cliquetis de votre playlist.

 

 

Une appli Android complète, mais rien de spécial sur iOS

 

L’application Huawei AI Life, disponible sur Android, permet de personnaliser les commandes tactiles et de régler l’égaliseur avec des préréglages ou des profils personnalisés. Sur les téléphones Huawei, elle se télécharge depuis l’AppGallery ; sur les autres appareils Android, elle est disponible via un lien officiel. Rien de surprenant à ce qu’elle ne soit pas sur le Play Store – c’est devenu la norme chez Huawei.

Sur iPhone, l’application existe bien dans l’App Store, mais elle ne sert qu’à mettre à jour le firmware – aucune personnalisation, aucune fonction avancée. En clair, sur iOS, le FreeArc fonctionne en mode plug-and-play, sans options supplémentaires. Vu le tarif et le positionnement du produit, ce n’est pas choquant – mais les utilisateurs Apple devront s’en contenter.

Huawei annonce une réduction de bruit, mais qu’on soit clair : il ne s’agit pas d’un ANC classique. Les écouteurs à conception ouverte ne peuvent pas bloquer physiquement les sons extérieurs. Ici, le système tente simplement de réduire les bruits ambiants, comme le vent ou la circulation, pour que l’audio reste intelligible dans les environnements modérément bruyants.

Dans le métro londonien, il m’est arrivé de devoir mettre en pause un podcast – le vacarme du train couvrait totalement la voix. En revanche, en courant dehors, le système atténue suffisamment les bruits de vent pour que la musique reste audible.

 

 

Une autonomie solide et fiable

 

Bonne surprise du côté de la batterie : jusqu’à 7 heures d’écoute continue, avec un boîtier qui offre un total de 28 heures. Je les ai utilisés tous les jours pendant une semaine sans avoir à recharger. Le boîtier est un peu encombrant, mais avec des crochets d’oreille à loger, ce n’est pas très étonnant.

La recharge se fait via USB-C, mais aucun câble n’est fourni. L’indice IP57 garantit une bonne résistance à l’eau et à la poussière – parfait pour une séance de sport ou un trajet mouvementé. Il est aussi possible de connecter deux appareils en simultané, comme un téléphone et un ordinateur portable : il suffit de mettre en pause sur l’un pour passer automatiquement à l’autre.

 

 

Mais les appels, c’est pas ça…

 

Le principal point faible, c’est la qualité des appels. Que ce soit par téléphone ou via WhatsApp, plusieurs interlocuteurs m’ont signalé une voix robotique et étouffée – et je les entendais de la même façon. Si vous comptez passer vos journées en réunion avec, mieux vaut envisager une autre option.

Si vous cherchez un son hi-fi avec ANC et prise en charge Hi-Res, passez votre chemin. Mais le Huawei FreeArc ne prétend pas offrir tout cela : c’est un modèle confortable, efficace, au son honnête, conçu pour les utilisateurs Android – et proposé à environ 40 000 forints (environ 100 €).

-Gergely Herpai  « BadSector » –

Huawei FreeArc

Qualité sonore - 8.4
Réduction de bruit - 7.2
Confort - 8.1
Application - 8
Rapport qualité/prix - 7.1

7.8

BON

Le Huawei FreeArc est un écouteur à conception ouverte, ultra-léger, confortable et assez convaincant pour un usage quotidien. Il ne vous isole pas du monde – mais c’est justement ce qui le rend agréable sur la durée. Si vous acceptez ses compromis, vous découvrirez un allié audio discret mais efficace.

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BadSector is a seasoned journalist for more than twenty years. He communicates in English, Hungarian and French. He worked for several gaming magazines – including the Hungarian GameStar, where he worked 8 years as editor. (For our office address, email and phone number check out our impressum)